Si je vous demande de me citer 3 personnes talentueuses à vos yeux, à qui pensez-vous spontanément ? Dans quel(s) domaine(s) ces personnes expriment-elles un talent particulier ?

Un domaine artistique ? sportif ? intellectuel ? artisanal ?

Qu’est-ce qui fait précisément que vous qualifiez ces personnes de talentueuses ? Et d’ailleurs c’est quoi le talent pour vous ?

Souvent, on associe le talent à l’exceptionnel. Et des exceptions, par définition, il y en a peu. Donc le talent serait une sorte de grâce qui tombe sur quelques personnes. Mais en fait, non, ce n’est pas ça le talent. Nous avons tous du talent et même des talents. Oui oui, vous aussi. Des choses que nous faisons tellement naturellement que ça nous semble normal, aisé, évident. Bien loin de l’expression spectaculaire qu’on peut s’imaginer du talent.

Nathalie a toujours eu des difficultés dans les langues étrangères. Ça a commencé dès le collège lorsqu’elle a eu ses premiers cours de LV1 puis LV2. Et ça a continué laborieusement ainsi jusqu’à ses études supérieures. Rien à faire. Elle avait beau travailler, elle faisait un véritable blocage.

Cependant Nathalie était plutôt une bonne élève et elle apprenait très rapidement dans les autres matières. Français, Maths, économie, Histoire/Géo… Lorsqu’elle travaillait, ses efforts payaient. Cela lui a permis de faire une classe préparatoire puis une école de commerce. Elle a commencé à travailler en RH où elle a acquis progressivement des compétences et de l’expérience. Mais elle a toujours pris soin de se retrouver le plus loin possible d’un environnement où elle serait contrainte de parler en anglais…

Et puis, Nathalie a pris des fonctions managériales. Après un démarrage en douceur, le temps d’observer et d’apprendre, elle s’est révélée. Très bon manager, elle était très appréciée de ses équipes. Elle avait cette capacité à les mettre en confiance, à créer un environnement propice à l’esprit d’équipe, à la bonne entente, mais elle savait aussi faire preuve d’une grande exigence. A la clé, d’excellentes performances et un sentiment de progression constant pour ses équipes.  Mais tout ça lui demandait beaucoup de travail et de vigilance. Ça ne se voyait pas forcément de l’extérieur. Mais à l’intérieur, Nathalie doutait régulièrement.

Nathalie a un don pour l’observation, l’écoute et la compréhension des autres. Elle est dotée d’une belle intelligence émotionnelle. Bien sûr, elle ne le dirait pas comme ça. Mais au fond, elle l’a toujours su. C’est d’ailleurs sans doute pour cela qu’elle s’est d’abord tournée vers les ressources humaines. Et c’est sûrement aussi cela qui lui a permis d’être un bon manager. Mais jusqu’à présent son talent était utilisé de façon secondaire. D’ailleurs, Nathalie n’aurait jamais dit que c’était un talent. Cela lui paraissait normal pour elle. Et elle en attendait de même pour les autres. Elle jugeait ainsi très durement les managers qui n’avaient pas ses capacités relationnelles et émotionnelles. Et puis, en travaillant sur elle, à la suite d’un burnout, elle a compris que ce qu’elle pensait réaliser de « normal » ne l’était pas tout à fait. Qu’elle pouvait reconnaitre que c’était un véritable talent chez elle et qu’elle avait tout à gagner à en faire encore davantage usage. En travaillant sur elle, Nathalie s’est même découvert des talents cachés. Par exemple, elle s’est toujours considérée comme « absolument pas créative ». Et bien, c’est tout le contraire. Nathalie est douée pour créer, imaginer, innover. C’est juste qu’elle avait une vision erronée de ce que peut être quelqu’un de créatif. Aujourd’hui, Nathalie s’éclate dans ces nouvelles fonctions qui lui permettent constamment de s’appuyer sur ses talents d’écoute, d’empathie, de relationnel et de créativité.

Ce récit, je pourrais vous le faire encore longtemps. De façon encore plus détaillée pour vous montrer le nombre de choses que Nathalie ne sait pas faire, sait faire, sait faire de façon excellente, et enfin sait faire extrêmement bien et de façon totalement naturelle. En fait, sous le pseudo de Nathalie, c’est de moi dont je parle. Mais c’est aussi sans doute un peu de vous. Avec une histoire différente et des domaines de compétences, d’incompétences et de talents différents. Mais au fond, nous avons tous cette palette :

– Une zone d’incompétence

Ce sont les choses que nous ne savons pas faire. Tout le monde a une zone d’incompétence. Même les personnes talentueuses auxquelles vous avez pensé au début de cet article. C’est juste que ces personnes ont investi d’autres zones, et notamment la quatrième. Elles sont refusées qu’on les définisse à travers ce qu’elles ne savaient pas faire. Le système éducatif heureusement s’améliore. Mais trop de personnes encore se définissent comme nul, bon à rien, parce que les matières enseignées à l’école faisaient partie de leur zone d’incompétence. Alors, oui, bien sûr, un minimum est nécessaire. Mais ce n’est pas parce que vous n’y parvenez pas ou très difficilement que ça fait de vous quelqu’un d’incompétent de façon absolue. 

Ça veut simplement dire que votre talent se trouve ailleurs. Certaines choses sont tellement utilisées dans notre monde qu’il est difficile de s’en passer et nécessite alors d’investir du temps pour limiter cette « incompétence ». Mais pour le reste, il n’est pas forcément utile de surinvestir du temps à essayer de monter en compétence sur des choses qui relèvent de notre zone d’incompétence. Car tout le temps investi là-dessus est du temps que vous ne pourrez pas avoir pour exploiter vos talents. Prenons un joueur de tennis, sans forcément parler d’un joueur de haut niveau. S’il est nécessaire d’avoir un revers correct, un joueur pourra gagner de nombreux matchs avec un revers assez faible si son coup droit est magique. Il a tout intérêt à perfectionner encore et encore son coup droit, plutôt que de passer un temps considérable sur son revers. Bien sûr, s’il veut encore progresser, il devra quand même améliorer son revers. Mais il a plus de chance de gagner et de prendre du plaisir dans les entrainements et les matchs à miser sur son point fort : son coup droit.

– Une zone de compétence

Ce sont les choses que nous savons faire et que d’autres savent aussi bien faire que nous. En général, on ne retire pas beaucoup d’épanouissement lorsqu’on est uniquement dans sa zone de compétence. On est juste satisfait du travail fait et bien fait. Quand on démarre dans la vie active ou sur un nouveau métier, on est en général dans cette zone. On va alors travailler dur, apprendre pour monter en compétence et idéalement essayer d’atteindre la zone suivante. La zone de compétence est donc une zone laborieuse et énergivore.

Vous l’aurez compris, on ne se révèle pas et on ne s’épanouie pas en passant une majeure partie de son temps en zone d’incompétence ou de compétence. Trop souvent je vois des personnes en souffrance en entreprise, ou des personnes que l’on qualifie de « mauvaises ». C’est simplement que ces personnes ne sont pas au bon endroit. N’en tirons pas des conclusions sur la personne en général.

– Une zone d’excellence

Ici, nous atteignons de bons résultats De très bons résultats même. Au dessus de la moyenne et/ou de ce qui est attendu. Nous sommes alors plus que compétents ; nous sommes excellents. Nous avons souvent acquis des automatismes qui nous permettent d’exécuter les choses sans trop y réfléchir. Plusieurs pièges cependant peuvent intervenir ici. Déjà celui de la modestie. On nous a appris à être humble. Dire que nous sommes dans notre zone d’excellence peut être assez inconfortable pour certains. Sauf qu’il est bénéfique pour notre estime et notre confiance de savoir aussi reconnaitre là où nous sommes excellents. Alors ne nous en privons pas ! Le second piège, qui va souvent avec le premier, est de confondre excellence et perfection. Ce qui a pour conséquence de ne pas parvenir à reconnaitre que nous sommes en zone d’excellence. Je n’étais pas parfaite en tant que manager. Si c’était à refaire, je ferai plein de choses différemment. Mais il est vrai que quand je regarde comment le management est pratiqué de façon générale, je peux dire que même avec toutes ces imperfections, ma façon de faire était déjà bien meilleure que d’autres et permettait à mon équipe de réaliser de très bonnes performances. Le troisième piège est que nous pouvons avoir tendance à rester dans notre zone d’excellence. Car c’est confortable. Nous avons de bons résultats, nous sommes reconnus etc… Mais nous pouvons alors nous y endormir et passer à côté d’autres choses encore mieux pour nous… En général, lorsque nous en sommes là, quelques signes se manifestent pour tenter de nous réveiller. C’est ainsi qu’émerge souvent la question du sens et du « et après ». C’est qu’une partie de nous n’est pas exploitée et ne demande qu’à se révéler…On peut alors entendre cette petite voix intérieure nous souffler des envies d’ailleurs. Mais comme c’est très confortable où nous sommes, nous avons tendance à ignorer cette voix… (Voir l’article Et si on osait le vrai changement ). Enfin, le quatrième piège est la dépense énergétique. Même si cette zone parait confortable, être et rester dans notre zone d’excellence ne se fait pas sans travail, sans crainte de ne plus y arriver et de se faire dépasser par quelqu’un de plus compétent, de plus travailleur, voire de naturellement plus talentueux que nous… Maintenir notre niveau d’excellence et continuer encore à progresser demande beaucoup de vigilance. Et si en plus, on étouffe notre petite voix qui nous fait rêver d’ailleurs, alors, on use encore de l’énergie. Certains iront jusqu’à l’épuisement professionnel (sachant qu’il y a souvent d’autres facteurs qui y contribuent). Pour d’autres, ça s’exprimera par une perte de motivation, par des relations de plus en plus tendues, ou tout simplement une tendance à la procrastination….

– Une zone de génie

C’est là que nous exploitons nos talents ! C’est une zone magique dans laquelle nous avons ce sentiment incroyable de faire exactement ce pour quoi nous sommes faits. Pour reprendre mon exemple (allez, j’ose mettre ma modestie de côté et j’assume être Nathalie). Je suis douée pour écouter les autres, les faire parler, générer des prises de conscience. C’est ce qui m’a fait réussir en tant que manager. Le problème, c’est que le métier de manager, ce n’était pas que ça. J’usais donc beaucoup d’énergie à satisfaire toutes les autres facettes de mon métier. Basculer dans ma zone de génie consistait « simplement » à me concentrer sur ces choses que je sais naturellement bien faire. Ça ne veut cependant pas dire que tout se fait en un claquement de doigts. Ça ne m’a pas empêché de suivre des formations. Cependant, l’appropriation se fait vite. C’est à ça aussi qu’on distingue l’acquisition d’une compétence et l’expression d’un talent.

une seule chose compte : l’épanouissement des talents. Le reste, c’est de la foutaise inventée par des humains pour se flatter l’égo 

Serge Marquis

Quelle est alors la différence entre une compétence et un talent ?

Les deux peuvent amener à des performances très hautes. La différence sera dans l’énergie dépensée. Quand on est sur son talent, la pratique est énergisante. Quand on est sur une compétence, la pratique prend de l’énergie. Enfin, quand on est sur son talent, on a un sentiment d’alignement, d’authenticité.

Pour reprendre un exemple sportif, 2 athlètes peuvent parfaitement avoir des résultats similaires. Mais pour l’un, cela peut être du ressort du talent. Et pour l’autre, le ressort d’une compétence et donc de beaucoup beaucoup beaucoup plus d’efforts. (précisons quand même qu’une personne qui s’endort sur ses talents pourra aisement se faire dépasser en termes de performance par une personne en zone d’excellence et qui travaille dur…)

Un talent, c’est donc de la performance (comme la compétence) et c’est en plus de l’authenticité et de l’énergie.

Alors c’est vrai que ça nous parait toujours injuste lorsqu’on s’acharne à progresser et faire quelque chose de bien et que l’on voit quelqu’un parvenir au même résultat mais avec moins d’effort. Dites-vous simplement que c’est parce que vous n’êtes pas sur votre bon terrain de jeu. Prenez la même personne sur votre terrain et vous verrez…😉

C’est à ce moment, en général, qu’on me retorque qu’il y a talent et talent. Peut-on réellement comparer une personne talentueuse dans la pratique d’un instrument de musique par exemple et quelqu’un dont le talent principal serait l’organisation, l’intuition ou encore l’humour ? Pour moi, la comparaison n’a pas d’intérêt en soi, sauf si cette personne aimerait percer dans la musique.

L’intérêt de comprendre et d’exploiter ses talents n’est pas tant dans la comparaison voire la compétition avec les autres, mais dans le fait que chacun puisse trouver sa place et s’y sente bien. Et pour se sentir bien, il faut se sentir performant, authentique (on ne porte pas un masque, on ne fait pas semblant d’être quelqu’un d’autre) et énergisé par ce qu’on fait. Donc c’est bien en étant dans sa zone de génie qu’on générera le maximum de bien-être et d’épanouissement personnel. 

Enfin, pour garder l’exemple d’une personne dont le talent serait l’humour, ce n’est pas parce qu’on est doué pour cela, qu’on se destine forcément à une carrière d’humoriste ! Pour trouver sa place, il est nécessaire de tirer le fil de plusieurs de nos talents et de les croiser avec ce qu’on aime faire, ce qui a du sens pour nous et ce qui nous permettra de gagner notre vie. C’est toute la démarche de l’IKIGAI (Ecouter le podcast sur l’IKIGAI ).

Comment connaitre ses talents ?

Je suis convaincue qu’au fond de vous, vous les connaissez. C’est souvent notre pudeur qui nous amène à les nier et puis aussi peut-être un peu de pression (et oui, ça engage de se dire talentueux dans un domaine; on pourrait avoir l’impression de ne pas avoir le droit à l’erreur, ce qui est bien sûr totalement faux).

Si vous voulez commencer à réfléchir seul à vos talents, reconnectez-vous à l’enfant que vous avez été : qu’est-ce que vous étiez capable de faire pendant des heures sans voir le temps passer ? Quels jeux ou activités vous plaisaient particulièrement ? Qu’est-ce que ces loisirs sollicitaient comme savoir, savoir-faire et savoir-être chez vous ?

Et en tant qu’adulte, quelles sont les activités qui vous absorbent ? Celles pour lesquelles vous obtenez de bons résultats, vous vous sentez totalement vous et ça vous donne de l’énergie ?

Enfin, quand votre entourage sollicite votre aide, c’est pour quoi ? il est fort à parier que, eux, ont déjà bien compris où étaient vos talents…

Retour d’expérience

 

Pour finir, j’avais envie de vous partager mon expérience managériale la plus marquante : celle où, lorsque j’étais responsable régionale, j’ai mis en place tout un projet région autour des talents. Lorsque j’ai fait cela, je voulais d’une part que chaque membre de l’équipe se sente reconnue pour ses forces et qu’elle comprenne son rôle et son utilité au sein du collectif (je parle au féminin car mon équipe était 100% composée de femmes). Le message que je voulais faire passer est que je ne voulais pas des clones. Mais des personnes et des talents différents. Car c’est la diversité qui est riche. L’objectif n’était donc pas que chacune essaie de ressembler à celle qui réalisait les meilleures performances. Je voulais aussi qu’elles comprennent qu’elles avaient toutes leur place et toutes du talent même quand elles vivaient des difficultés dans l’exercice de leur métier. Lorsque je leur ai proposé ce projet, j’ai commencé en leur racontant l’histoire du porteur d’eau  Découvrir l’histoire du porteur d’eau

Collectivement, nous avons ensuite donné à chacune LE talent qui nous semblait le plus marquant. Je vois encore au fur et à mesure de cet exercice des épaules se remonter, des sourires apparaitre. Toutes avaient quelque chose de magique et d’unique au sein de cette équipe. Et ce n’était pas untel qui s’autodéclarait avec tel talent, mais ses 15 collègues et son manager qui unanimement pointait son talent le plus remarquable. C’était un moment assez fort… Ensuite, la magie a opéré et même bien au delà de tout ce que j’avais pu imaginer…  

  • En effet, boostée par l’identification et de valorisation de leur talent, chacune s’est concentrée sur ce qu’elle faisait de mieux et à arrêter de s’appesantir sur ce qui pouvait lui manquer. Et alors, chacune est devenu encore meilleure dans ce qu’elle faisait déjà d’extrêmement bien. A cela s’est rajouté un bénéfice secondaire non négligeable : en lâchant du lest sur les choses que chacune parvenait moins bien à faire, elles ont aussi progressé sur ces points là. Et oui, quand elles s’y attelaient, elles avaient davantage confiance en elles, confiance aussi en moi (car elles avaient compris que leur valeur ne dépendait pas de ça), elles avaient de l’énergie et de l’envie. Bref, un bon cocktail de réussite.
  • Chacune se sentant reconnue et légitime dans son talent, s’est mis davantage à partager avec ses collègues. Quel que soient leurs talents (expertise métier ou soft skills) elles se sont senties investies et responsables de le faire rayonner au sein de la région. Et à l’inverse, quand elles avaient un besoin, elles savaient, parmi leurs collègues qui était la plus douée pour les aider. Il n’y avait plus de comparaison ou de compétition, mais bien une complémentarité et une solidarité.
  • L’expression de tous ces talents différents m’ont rendu moins indispensable. Par exemple, je voulais repréciser un point merchandising pour une prochaine opération commerciale ; ma responsable de magasin dont le talent était le merchandising avait déjà pris l’initiative d’envoyer un mail à toute la région. Je voulais faire une communication pour redonner un peu d’énergie en fin de semaine après des journées de commerce décevantes ; ma responsable de magasin dont le talent était de communiquer une énergie positive, l’avait déjà fait etc… C’était extraordinaire !
  • Mes responsables de magasin ont entrepris la même démarche avec leurs équipes. Et à la clé, les mêmes résultats et la même énergie positive. Je me souviens par exemple d’une vendeuse avec laquelle nous commencions à perdre patience avec ma responsable de magasin car cette vendeuse ne parvenait pas à réaliser une vitrine totalement conforme aux préconisations. Mais à force de focaliser là-dessus, nous en avions oublié son talent : la vente. C’était une commerçante hors pair. Ce projet région nous a permis de nous rappeler où était son talent et de nous rendre compte qu’à force de focaliser sur son point faible, nous étions aussi en train d’éteindre son talent et même d’éteindre cette personne. Il était donc temps d’opérer un changement total de stratégie. On a arrêté de vouloir lui faire faire une vitrine parfaite, on l’a laissé faire essentiellement de la vente et on lui a reconnu et encore reconnu ce talent par du feedback positif constant. Quand je suis revenue un mois plus tard sur le magasin, ce n’était plus la même. Elle était rayonnante. Et ses performances remontaient en flèche. Cerise sur le gâteau, elle nous a exprimé son envie de retenter une vitrine. Maintenant qu’elle avait repris confiance en elle et en nous, elle était sûre d’y arriver !
     

N’oublions pas enfin que nous avons les défauts de nos qualités ou encore les limites de nos talents.

Quelqu’un qui a, par exemple, comme talent d’avoir le sens du détail, c’est aussi souvent quelqu’un qui pourra être pointilleux voire rigide. Soit on décide de focaliser sur les limites, soit on décide de focaliser sur son talent. On peut aussi attendre de la personne qu’elle garde son sens aigu du détail, tout en étant moins pointilleux, mais est-ce réellement possible ? Ce sont les 2 faces d’une même pièce. Demander l’un sans l’autre, c’est mettre la personne en forte tension, la faire douter. Bref, on est loin des avantages à miser à fond sur les talents. Et aujourd’hui hélas, que ce soit dans l’éducation, dans la vie de couple ou en entreprise, on a toujours tendance à coller ce « mais » après avoir évoqué une force. Essayez de l’ôter. Pour vous, pour votre conjoint, vos enfants, vos amis, vos collègues, vos collaborateurs et même votre manager 😉. Reconnaissez vos talents et les leurs et relativisez le reste.

ça parait facile. Mais bien sûr ça ne l’est pas. Car nous avons cette fâcheuse tendance à voir ce qui ne va pas. Cela demande une vraie gymnastique, un véritable effort car nous n’aimons pas nos limites et celles des autres. Pourtant c’est un effort qui est chaque fois récompensé bien au delà de toutes les espérances. Cela apaise les relations, ça génère de la confiance, ça met de l’énergie positive et ça permet finalement de mettre tout le monde en réussite.

Alors allez-y à fond. Jouez sur vos talents et sur ceux des personnes qui vous entourent.  Vous verrez à quel point cela peut changer les choses…

Marion

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